Philippe Dubath è nto nel 1952 a Morhange (Francia). Nel 1962, la sua famiglia si trasferisce in Svizzera, in riva al Lago di Ginevra. Dal 1973 in poi, Philippe Dubath lavora come giornalista e fotografo per vari giornali della Svizzera francese occupandosi di temi di società, sport, cultura.
Bibliografia
Il faut dire aux femmes et aux hommes qui vont bientôt quitter la vie le bien que l’on pense d’elles et d’eux. Les beaux discours des enterrements et des cimetières, des églises, viennent trop tard et ne font plaisir qu’aux vivants qui les prononcent et à ceux qui les entendent. Philippe Dubath, journaliste, écrivain, photographe, né en 1952, a voulu que sa mère, qu’il voyait se faner telle une rose pourtant vaillante à l’arrière-automne, sache le bien profond qu’il pensait d’elle, le respect infini qu’il avait pour elle. On peut appeler cela de l’amour. Elle avait 95 ans quand il a écrit ce texte. Il le lui a lu dans l’oreille, à travers un tuyau de carton qu’il avait fabriqué. Elle l’a entendu, elle l’a aimé, elle en a été fière et heureuse, elle a su ainsi, dix mois avant sa mort en douceur, que sa vie de femme simple et de mère anonyme et généreuse laisserait une image exceptionnelle et glorieuse. Avec ce texte, l’auteur a aussi voulu rendre hommage à toutes les mères dont on ne parle jamais au-delà de leur maison, de leur quartier, et qui pourtant font tourner et avancer le monde.
(Présentation du texte, éditions de l'Aire)