Philippe Fretz

Philippe Fretz
© Patrick Dupont

Philippe Fretz è nato nel 1969 a Ginevra dove vive tutt'ora. Pittore, editore e musicista, ha studiato presso la Scuola superiore di arte e design di Ginevra negli anni 1990. Nei suoi lavori mescola narrazione, riferimenti alla storia dell'arte e dettagli autobiografici. Ha pubblicato una rivista, In medias res, dove mette a confronto la propria pittura con un'ampia iconografia personale.

Bibliografia

Lausanne, art&fiction (Re:Pacific), 2015.

«La soirée se déroulait sans trop de heurts, même si, pour lui comme pour tout homme normalement constitué, un vernissage est d’abord un mauvais moment à passer.»

Jérémie Carter, peintre, se retrouve au restaurant coincé dans une discussion avec un ancien des Beaux-arts. Manifestement, ils ne sont pas du même monde. Si Carter se défend mal, se laisse rapidement mettre en boîte, c’est que tout bien pesé il préfère rester dans le sien. Sa défaite est l’occasion d’un ressaisissement intérieur. Il décide d’abandonner son grand paysage de commande pour retourner à ses vraies questions, ses recherches sur le fluide et la Divine Comédie. Il ne le sait pas encore, mais son très fortuné mécène vient d’être incarcéré pour malversations financières. La République garde des slips sales dans ses coffres. Le téléphone sonne. C’est Olga qui appelle... Un micro-roman qui propose une esquisse du monde de l’art dans une ville située précisément au centre du monde. Anciens profs, galeristes, artistes plus ou moins marginaux, musées, collectionneurs, tous y passent, oscillant entre crocs acérés, repli dépressif ou joyeux laisser-pisser. La plume cavale, n’hésite pas à faire rire. L’auteur fictionne, distribue les pseudonymes, fait parler les masques – et les masques crèvent les yeux avec leurs longs nez ridicules. La morale n’est pas sauve. Chacun aura à trouver sa place, son refuge, son vestibule.

(Présentation du livre, éditions art&fiction)