Walter Vogt

Walter Vogt
© H. Tappe

Walter Vogt è nato a Zurigo nel 1927 ed è morto nel 1988. Professore di radiologia in un ospedale bernese, questo bravo borghese padre di famiglia pubblica nel 1965 una prima raccolta di racconti, Husten (Diogenes). Il suo debutto letterario gli attira l’ira di molti suoi colleghi ed una notorietà immediata. Vogt cambia orientamento, diventa psichiatra, sperimenta diverse droghe, si lancia in avventure omosessuali, si impegna a fondo per l’ecologia, presiede il gruppo Olten, il tutto mentre pubblica romanzi, opere teatrali, racconti, saggi, discorsi e quant’altro a un ritmo incessante. Muore di cancro nel 1988. Le sue opere (Werkausgabe) sono state ristampate dalla casa editrice Nagel & Kimche.

Bibliografia

traduzione di François Conod , Orbe, Bernard Campiche, 2020.

Publiées en allemand par Nagel & Kimche, les œuvres complètes de Walter Vogt (1927-1988) s’élèvent à onze volumes; ce psychiatre alémanique était aussi un graphomane. Bertil Galland avait été le premier à lui faire franchir la Sarine en publiant Le Congrès de Wiesbaden en 1977. Puis l’éditeur Bernard Campiche a pris le relais en confiant la traduction de plusieurs ouvrages à François Conod, décédé en 2017, dont voici le sixième et dernier: Schizogorsk. Un roman de Walter Vogt est un plaisir rare. On se jette dessus en oubliant tout le reste.
Le milieu médical étant omniprésent dans son œuvre, il n’est pas surprenant que le narrateur soit psychiatre. Sans doute hésiterait-on à confier ses névroses à ce type étrange, maniaque, qui commence par décrire minutieusement sa maison de banlieue, son jardinet et la pièce où il reçoit ses patients. On a vite l’impression que ce professionnel des secrets cache aussi des choses au lecteur. A-t-il joué un rôle dans la mort suspecte d’un de ses patients? Face au commissaire Wicky, le psychiatre pratique l’allusion, l’esquive, la dérobade. Il prétend aussi travailler à une «théologie du mal». Ce n’est pas rassurant.
D’autant que survient une autre mort. Puis celle du commissaire lui-même, terrassé par un verre de lait. Passé son enterrement, le récit prend subitement une direction inattendue en plongeant dans les entrailles de l’armée suisse (autre thème récurrent chez Walter Vogt). Des pages d’une drôlerie féroce décrivent l’institution militaire. Et le psychiatre se retrouve embarqué dans une opération secrète menée par un colonel d’état-major frustré d’une belle guerre qui le ferait briller. L’objectif est un village insurgé, à la frontière cantonale entre Fribourg et Berne, que les militaires ont rebaptisé «Schizogorsk». C’est un beau titre pour ce roman inquiétant, grinçant, déroutant, et d’une rigueur extrême jusque dans ses échappées les plus délirantes.

MICHEL AUDÉTAT, Le Matin Dimanche
(présentation du roman par Bernard Campiche Editeur)

hani xeit , Luzern, Der gesunde Menschenversand, 2018.
Le Fort de mer , version française de «Das Fort am Meer», traduzione di François Conod , Orbe, Bernard Campiche, 2011.
La Toux , version française de «Husten», traduzione di François Conod , Orbe, Bernard Campiche, 2010.
Boom , version française de «Booms Ende», traduzione di François Conod , Yvonand, Bernard Campiche, 1998.
Werkausgabe , Bd. 1-10 (1991-1997), herausgegeben von Charles Cornu, Doris Halter und Kurt Salchli, Zürich/Frauenfeld, Nagel & Kimche, 1997.
L'Oiseau sur la table , version française de «Der Vogel auf dem Tisch», traduzione di François Conod , Yvonand, Bernard Campiche, 1995.
Immortel Wüthrich: soliloque d'un médecin à l'agonie , version française de «Wüthrich», traduzione di François Conod , Yvonand, Bernard Campiche, 1994.
Dröx , Vernissage-Rede von Albert Hofmann, 21 Texten von Leo Navratil, Bern, K. Salchli, 1987.
Der Garten der Frau des Mannes, der Noah hiess , Vorwort von Kurt Marti, herausgegeben von Doris Halter, Zürich, Benziger, 1987.
Maskenzwang , Zürich/Köln, Benziger, 1985.
Metamorphosen , Zürich/Köln, Benziger, 1984.
Erzählungen , herausgegeben von Ingeborg Quaas, Berlin, Volk und Welt, 1983.
Die Königin des Emmentals , Originalholzschnitten von Paul Sägesser, Thun, K. Salchli, 1983.
Altern , Zürich/Köln, Benziger, 1981.
Vergessen und Erinnern , Zürich/Köln, Benziger, 1980.
Booms Ende , Zürich/Köln, Benziger, 1979.
Schizogorsk , Zürich, Arche, 1977.
Le Congrès de Wiesbaden , traduzione di Olivier Pavillon , Vevey/Lausanne, Galland/Ex Libris, 1977.
Die roten Tiere von Tsavo , Zürich, Arche, 1976.
Der Irre und sein Arzt , Zürich, Arche, 1974.
Briefe aus Marokko , Vorwort von Fritz Meerwein, Zürich, Arche, 1974.
Mein Sinai-Trip , Zürich, Arche, 1973.
Klartext , Zürich, Arche, 1973.
Pilatus & Faust , Zürich, Zytglogge, 1972.
Der Wiesbadener Kongress , Zürich, Arche, 1972.
Spiele der Macht , Basel, Lenos, 1972.
Die Talpi kommen , Bern, Gute Schriften, 1971.
Der Vogel auf dem Tisch , Bern, Lukianos, 1968.
Melancholie , Zürich, Diogenes, 1967.
Alle Irrenhäuser sind gelb , Liebefeld, Lukianos, 1967.
Wüthrich , Zürich, Diogenes, 1966.
Husten , Zürich, Diogenes, 1965.