Shemsi Makolli

Shemsi Makolli
© Tulalu

Shemsi Makolli è nato nel 1966 nel villaggio di Marec, comune di Pristina (Kosovë). Ha terminato la scuola primaria e secondaria nel suo villaggio natale, poi ha studiato ingegneria elettrica a Pristina e Mitrovica fino agli anni '90, in cui è fuggito in Svizzera dove vive tutt'ora. Ha imparato il francese, poi si è formato in campo industriale, in particolare della microtecnologia. Nel 1994, ha collaborato al romanzo Un marié sans importance della giornalista e scrittrice Liliane Perrin, con una prefazione del grande autore albanese Ismaïl Kadaré, che ha ricevuto due premi letterari in Francia e Canada nel 1994 e 1995. Ha pubblicato raccolta di poesie bilingue albanese-francese: Ne pleure pas, Mos Qaj, (Losanna, 1995) e la pièce bilingue La belle vie, Jeta e bukur (1997) e anche due raccolte di poesie in albanese.

(Editions de L'Aire)

Bibliografia

Préface de Bertil Galland, Vevey, L'Aire, 2022.

«Qui sont les déesses de ce livre? La dédicace de ces poèmes est claire: « Élégie aux vingt mille femmes albanaises violées par l’armée et la police serbes dans la guerre du Kosovo de 1998-99». Le viol systématique des femmes dans un pays en guerre est l’une des formes du balayage ethnique, pratique militaire dont il est désolant de rappeler qu’elle reste actuelle. En Éthiopie par exemple. Dans l’ancienne Yougoslavie ce crime fut l’un des aspects de sa dislocation. Et rappelons qu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’armée soviétique traversant l’Europe de l’Est vers Berlin fut invitée à s’en prendre aux civiles allemandes qui s’y trouvaient depuis des siècles. Ces faits-là sont lents à être reconnus dans la mémoire des génocides et des grandes tragédies collectives. Et pourtant, sur des dizaines de milliers de femmes violentées, beaucoup vivent encore et se taisent, comme ont été condamnés à une discrétion honteuse les enfants, aujourd’hui adultes, qui sont nés des brutalités qu’elles ont subies. […]»
Extrait de la préface de Bertil Galland

(Editions de l'Aire)