Le Dragon du Muveran

Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte, les bras écartés à l’image du Christ crucifié, les orbites vides et ensanglantées. À l’extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! »

L’inspecteur Andreas Auer est rapidement convaincu que ce meurtre est le premier acte d’une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d’habitude si paisible.

Ce premier épisode des enquêtes d’Andreas Auer le met aux prises avec un tueur redoutable, dans une véritable course contre la montre haletante et riche en rebondissements.

(Présentation du roman, éditions Plaisir de lire, 2015)

Nota critica

Un cadavre dans l’église d’un village pittoresque, les imposants massifs des Diablerets et du Grand Muveran, le rougeoiment qui les embrase en fin de journée, les notes solennelles du Requiem de Mozart et le tranquille quotidien de l’inspecteur Andreas Auer aux côtés de son compagnon Mikaël, forment le décor du premier roman policier de Marc Voltenauer. Malgré une structure trop peu dissoute et quelques pistes inexplorées, on dévore avec un immense plaisir cette enquête palpitante, tissée de réflexions théologiques, où le bien et le mal sont en demi-teinte, les crimes atroces, mais la vie toujours agréable, quoi qu’il arrive. (Marion Rosselet)