Derniers entrechats de la Camarde
La vie
Et cette force de vie qui anime l’oiseau en vol et le fait se précipiter contre une vitre – petite boule de plumes qui n’a pas même pleuré une goutte de sang.
Et ceux qui à l’avant d’un engin qui n’avait que des roues se sont rêvé des ailes, pour ne laisser que des cadavres au bord d’une route. Elle les a regardés; n’a rien fait, rien eu à faire. «Il paraît que dans ces cas-là on s’exclame: C’est la vie!»
Guy Poitry nous offre trente-six variations finement ciselées sur les tours et détours de la Mort, une danse moderne et macabre de la Camarde* – cette figure allégorique et taboue à notre époque. Ces textes se conjuguent avec une dizaine de dessins de danses macabres de l’illustratrice Albertine.
* La Camarde est une figure allégorique de la Mort représentée généralement sous les traits d’un squelette. Son nom est issu de l’adjectif camard qui signifie: «qui a le nez plat». La Camarde était donc la représentation squelettique de la Mort, puisque le crâne ne possède pas de nez
(Présentation du livre, Editions d'en bas)
È attorno al tema della morte che, come in una farandola grottesca, i testi di Guy Poitry dialogano con i disegni di Albertine.
Col suo tratteggio limpido e la scelta del bianco e nero, Albertine ci trascina in un corteo carnevalesco. La sua sarabanda di chimere mischia oggetti funebri messicani e barocchi, stampe macabre o spiriti eterei. La Morte appare come un intreccio di disinvoltura e terrore.
Ispirati all’ironia tagliente dei moralisti del Grand Siècle, i testi di Guy Poitry sono veri colpi di ghigliottina. Ci siamo dimenticati che la morte era parte della vita. Ma attenzione: è sempre qui, parla e rivendica la sua ora e il suo potere. Subdola, può addirittura provare empatia per la miseria del mondo. (Marianne Brun, trad. Carlotta Bernardoni-Jaquinta, cf. Viceversa 13)