Chronique de la Côte des Neiges

«Fascinant, me dit Nicéphore au téléphone, le Saint-Laurent est en train de geler sous mes yeux, à vue d’œil, précise-t-il. Il est à Québec et ne peut m’accompagner à l’aéroport. Quelques minutes plus tard, je subis le même sort : je gèle à vue d’œil en attendant un taxi sur le trottoir. Mais personne n’a l’air de me trouver fascinante.»

Amoureuse, la narratrice s’en va rejoindre son consul dans les contrées froides de La Belle Province, au Canada. Paysages, rencontres, obligations diplomatiques, promenade en mer à l’affût des baleines, rappel des personnages hauts en couleur qui ont fondé la colonie, tout est propice à entraîner le lecteur à la découverte d’un pays fascinant qui peut être aussi glacial que ses habitants sont chaleureux. Dans cette chronique, Amélie Plume approfondit son goût du reportage et affine l’acuité de son regard.

(Présentation du livre, éditions Zoé)

Nota critica

Nel suo nuovo romanzo, Amélie Plume traversa gli oceani e sbarca col suo lettore in Québec, terra d'avventure passate e soprattutto presenti. Là, la sua eroina – che ha raggiunto il nuovo uomo della sua vita, console svizzero a Montréal – scopre un paese popolato da indiani, svizzero-canadesi ed emigrati. Per evocare le grandi avventure dell'esistenza (l'esilio, l'amore, l'affetto), l'autrice usa la scrittura tonica e pudica che già le si conosce: la sua arte della concisione e del dettaglio apre la storia del Québec, un po' come un'inchiesta giornalistica di grande tenuta che va a scapito, talvolta, di un'invenzione narrativa più sofisticata. Chronique de la Côte des Neiges risponde bene alle promesse del titolo: sono infatti gli incontri e gli avvenimenti quotidiani a dar materia al racconto, in una cronaca elegante di una terra visitata.

(Dominique Hartmann, «Viceversa Letteratura» n.1, 2007, traduzione di Yari Bernasconi)